La santé du cheval domestique

Les différents modes de vie du cheval

Le cheval est une espèce parfaitement adaptée à son environnement depuis des millénaires. Il vit en troupeau avec un comportement social très hiérarchisé et très important pour son équilibre affectif.

A l’état sauvage, le cheval se déplace continuellement sur de vastes plaines et vit en communauté. Domestiqué il y a plus de 5000 ans, le cheval est devenu un des compagnons de prédilection des Hommes pour travailler, se déplacer ou pour les loisirs. Il n’existe quasiment plus aucune race de cheval sauvage sur terre aujourd’hui.

Mais alors où et comment vivent-ils ?

La vie en box

Le cheval domestique vit en box parfois jusqu’à 22h ou 23h par jour, sans contact social normal avec ses congénères et avec une activité physique réduite. L’avantage de la vie en box pour les chevaux est que la surveillance est facilitée, ce qui permet d’identifier rapidement une blessure ou une maladie. Cela permet également de contrôler son activité et de le mettre à l’abri des caprices de la météo. Nourri chaque jour sans avoir à défendre sa ration, le cheval est également moins stressé. Un cheval en box peut néanmoins souffrir de l’enfermement, de l’ennui, du manque d’activité et développer des troubles comportementaux (dépression, agressivité…).

La vie au pré

Les chevaux domestiques peuvent également vivre au pré, ce qui leur permet de marcher toute la journée et de se nourrir d’herbe en continue comme il leur ai nécessaire. Un mode vie plus naturel qui évite à son propriétaire de venir le voir chaque jour. Le cheval étant perpétuellement en mouvement, il sera moins sujets aux problèmes de transit ou d’engorgement. Moins cocooné, le cheval en pré doit s’habituer aux différences de températures, aux bruits du monde extérieur et aux pièges de son environnement. Il profite également d’une vie sociale qui lui permet d’apprendre comment se comporter avec ses congénères. Libre et évoluant au sein de son milieu naturel, le cheval est ainsi éloigné des risques de dépression et conserve un bon moral. Mais attention, le pré peut occasionner des blessures, piqûres d’insectes, coups de soleil ou encore gale de boue… Lorsque les chevaux sont au pré il est plus difficile pour leurs propriétaires de les soigner et de les protéger.

Vous l’aurez compris les modes de vies domestiques que nous imposons aujourd’hui à nos chevaux mais aussi, la compétition, le saut, la course sont autant de facteurs qui influent sur leur santé et il peut être difficile de les soigner tout en respectant la réglementation autour du dopage.

Alimentation et digestion chez le cheval

Herbivore strict, monogastrique (un seul estomac), le cheval broute toute la journée en choisissant les plantes qui lui conviennent en fonction des saisons, de son état général et de ce qu’il trouve. Il est adapté à ingérer des végétaux grossiers, riches en cellulose.
Cette cellulose est utilisée comme aliment par la flore du tube digestif, qui va en échange, synthétiser des vitamines, acides aminés, glucides, lipides, qui seront directement absorbés.

L’arrivée des aliments industriels, des vitamines de synthèse, des molécules chimiques des médicaments ou antiparasitaires, demande un effort d’adaptation à l’organisme du cheval. C’est à la fois une dépense supplémentaire en énergie et une surcharge en déchets pour l’organisme.

Le mode de vie du cheval domestique est d’autant plus modifié lorsqu’il vit en box, avec une alimentation déshydratée, peu variée et distribuée en 2 à 3 repas quotidiens.

Dominique Maleyran, Docteur vétérinaire

Tout ces éléments, contribuent à un déséquilibre de la flore digestive normale et à des carences. C’est pour cette raison que les écuries donnent, plus ou moins régulièrement, des compléments alimentaires aux chevaux.

L’ulcère gastrique

L’une des caractéristiques les plus frappantes de l’estomac du cheval est sa petite taille par rapport à l’animal lui-même et la quantité de nourriture consommée quotidiennement. Normalement, le comportement alimentaire des chevaux adultes en pâture ou des poulains non sevrés, est de manger sur une base quasi continue. L’intérieur de l’estomac du cheval est formé de deux parties principales :

  • Une grande région non glandulaire qui occupe le fond de l’estomac et une partie du corps de l’estomac
  • Une région glandulaire, qui comprend les zones cardiaque, gastrique et pylorique.

C’est le long de la ligne sutural que se développent les ulcères : découvrez pourquoi dans notre article complet sur l’ulcère gastrique du cheval et son traitement.

L’ulcère gastrique est une dominante pathologique des affections digestives du cheval de course : 60 à 100% seraient atteints

Particularité de la peau et du pelage du cheval

Les chevaux, comme tout autre animal, peuvent être sujets à des affections au niveau de la peau et du pelage :

  • Sarcoïdes ou tumeur cutanée : fréquente et majoritairement bénigne, elle concerne 20% des tumeurs du cheval.
  • La teigne : identifiable par des lésions cutanées rondes et dépilées, c’est l’une des affections cutanées les plus fréquentes chez les chevaux.
  • La dermatophytose ou gale de boue dont nous parlons plus bas, est une allergie aux piqûre de moucherons.

Découvrez comment l’Aloe Vera peut vous aider à entretenir la peau et le pelage de vos chevaux et apaiser leurs symptômes liés aux affections cutanées.

Les blessures courantes des chevaux

Les chevaux ont le réflexe de fuir face au danger et cet instinct peut être responsable de blessures plus ou moins importantes. Ils peuvent notamment se blesser lorsqu’ils sont au pré, sur des obstacles comme des fils barbelés, des poteaux ou même à cause des autres chevaux.

Il est également possible que votre cheval se blesse lors du travail, c’est pourquoi il est important d’inspecter ses membres après chaque course ou chaque séance d’entrainement afin de vérifier qu’il n’a pas de plaie.

Les chevaux peuvent souffrir de différent type de plaies, plus ou moins bénignes :

  • Coupure, incision qui laisse une plaie propre et régulière
  • Abrasion causé par le frottement de l’équipement
  • Lacération ou déchirure souvent cause d’infection
  • Plaies pénétrantes : profondes elles sont généralement causées par des objets pointu
  • Contusions ou coups lors qu’une chute ou du choc avec un autre cheval par exemple

L’aloès est connue depuis l’antiquité pour ses vertus cicatrisante de la peau. C’est le premier usage décrit et reconnu dans le monde. Les publications scientifiques qui étudient cette action sont nombreuses, certaines concernent le cheval et toutes s’accordent sur l’amélioration de la qualité et de la vitesse de cicatrisation apportée par l’application locale de mucilage d’Aloe Vera. Découvrez comment l’Aloe Vera peut vous aider à traiter les plaies de votre cheval.

Le stress équidé

Un cheval vivant au box avec une alimentation type fourrage et granulés, donc essentiellement déshydratée devient nerveux, irritable avant d’être préparé pour travailler et est sujet à des états coliqueux. Par ailleurs, les repas fractionnés de ce mode de vie, obligent le cheval à patienter entre chaque repas ce qui génère de la frustration et de l’énervement au moment du repas.

Naturellement anxieux, le stress du cheval est renforcé par l’enfermement qui l’empeche de fuire en cas de danger ce qui vient à l’encontre de sa nature profonde. Rassurés par leurs relations avec les autres membres du groupe, la vie solitaire que la domestication leur impose vient encore ajouter à ce stress.

Il est également établit que le travail, les transports et la compétition sont une source de stress importante.

Tout ce stress va générer des troubles du comportement et génère des tics : tic à l’air et tic à l’ours notamment. Comme chez l’Homme, le stress influe négativement sur tout l’organisme : digestion, blessures, baisse d’appétit…

Grâce à sa teneur en eau naturelle et en anthraquinones l’aloe vera va agir sur le transit digestif et avec moins de douleur digestive, l’animal sera plus calme. La pulpe d’aloe vera a également une action sur le comportement.

Chevaux et affections saisonnières

L’arrivée de l’été apporte son lot de pathologies chez le cheval en particulier une augmentation des irritations et infections de la peau.

Irritations cutanées

En été les chevaux sont particulièrement soumis aux piqûres d’insectes comme les taons.

Dermite estivale

Cette affection cutanée, connue de tous les propriétaires de chevaux, est une réaction allergique aux piqûres d’insectes. Elle atteint essentiellement la crinière et la queue. A force de se frotter sur tous les supports possible et de se mordre lui-même, le cheval perd ses poils sur des zones parfois assez étendue. La peau étant particulièrement irritée, la surinfection bactérienne est une complication fréquente.

Oedème des membres et molettes

Ces deux pathologies sont fréquentes sur les chevaux de compétition ou les chevaux de loisir qui font des efforts importants sans entrainement particulier.

Vous l’aurez compris, le cheval peut souffrir de multiples affection et sa santé nécessite une attention irréprochable au quotidien.

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